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A la barre

Affaire Pinot-Schmitt: le judo dos à dos

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Le procès en appel d’Alain Schmitt, l’entraîneur accusé par la championne de judo Margaux Pinot de violences et relaxé en première instance, s’est tenu vendredi 8 avril, chacun campant sur sa version des faits.

Alain Schmitt, le 2 décembre 2021 à Paris, lors de la conférence de presse où il niait les accusations portées contre lui par sa compagne, la championne de judo Margaux Pinot. (Anne-Christine Poujoulat/AFP)
Publié le 09/04/2022 à 9h19, mis à jour le 09/04/2022 à 9h30

La championne tuméfiée, l’entraîneur disgracié et la justice vilipendée. L’affaire, campée ainsi à la va-vite sur les réseaux sociaux et les chaînes d’infos, avait tourné en boucle cet hiver, transformée en parabole socio-sportive édifiante post-MeToo. Comme une pierre balancée à travers la vitrine olympique du judo français, déjà passablement fissurée par une série de révélations sur sa violence cachée et quelques faits divers sordides.

En ce 1er décembre, Margaux Pinot, discrète combattante médaillée d’or quelques mois plus tôt lors de l’épreuve par équipe sur les tatamis olympiques de Tokyo, publiait une photo de son visage ravagé par son entraîneur de club, Alain Schmitt, avec qui elle entretenait une relation aussi secrète que tumultueuse. La veille, le coach lorrain de 38 ans, légèrement amoché lui aussi, avait été relaxé tard dans la nuit des accusations de violences conjugales portées contre lui lors d’une compar

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