La date restera gravée dans les annales de la Ve République. A l’issue de trois semaines d’un procès sous haute tension et au terme de trois mois de délibéré, Nicolas Sarkozy a été condamné lundi par le tribunal correctionnel de Paris à trois ans de prison, dont un ferme, dans l’affaire des écoutes. Visiblement sonné à l’annonce du jugement, l’ex-président a quitté promptement la salle d’audience après avoir échangé quelques mots avec ses conseils, sans faire la moindre déclaration aux nombreux journalistes massés à l’extérieur. Lui qui rêvait de «laver cette infamie» tombe de très haut. Accusé d’avoir promis, par l’intermédiaire de son avocat Thierry Herzog, un poste à Monaco à un haut magistrat de la Cour de cassation en échange d’informations sur un dossier en cours, l’éternel homme providentiel de la droite a été reconnu coupable de «corruption» et de «trafic d’influence». «La preuve du pacte de corruption ressort d’un faisceau d’indices graves, précis et concordants résultant des liens très étroits d’amitié noués entre les protagonistes», souligne le jugement, lu dans un silence de plomb par l
Justice
Affaire des écoutes : au tribunal, les sommités défaites
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L’ancien président Nicolas Sarkozy, son avocat Thierry Herzog et l’ex-haut magistrat Gilbert Azibert ont été condamné lundi à trois ans de prison dont deux avec sursis pour «corruption» et «trafic d’influence». Les magistrats ont souligné la gravité des faits en rappelant les fonctions et le statut de chacun des trois hommes.
Thierry Herzog, l'un des trois prévenus, arrive au tribunal, lundi. (Denis Allard/Libération)
Publié le 01/03/2021 à 19h59
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