Il a été abattu en plein jour dans son village de Vero (Corse-du-Sud), alors qu’il assistait aux obsèques de sa mère. Mortellement atteint alors qu’il quittait le cimetière par l’étroit escalier de pierre qui se fraye un chemin entre les tombes. Un tir chirurgical, «opéré à longue distance, probablement à partir d’un point haut, à l’aide d’une arme longue certainement équipée d’une lunette», a indiqué le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe.
Le lieu, le moment, le mode opératoire de cet assassinat peuvent être interprétés comme un signal : celui d’une criminalité organisée qui n’hésite plus à frapper partout. Une lecture assumée au plus haut niveau de l’île. Dans un communiqué, le président du Conseil exécutif de Corse, Gilles Simeoni, évoque explicitement une «pression mafieuse» pesant lourdement sur la société, soulignant que les assassins «méprisent non seulement la vie, mais également tout ce qui est constitutif de notre culture, de notre rapport à la mort, à la famille et à la société».
Alain Orsoni, 71 ans, appartenait à cette catégorie de figures hybrides, issues du na




