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Après sa condamnation, Cédric Jubillar se voit retirer son autorité parentale

La Cour d’assises du Tarn a ordonné ce lundi 1er décembre «le retrait total de l’autorité parentale» de Cédric Jubillar. Ses deux enfants, désormais âgés de 11 ans et 6 ans, avaient été confiés à leur tante maternelle après la disparition de Delphine Jubillar en décembre 2020.

Cédric Jubillar, au tribunal d'Albi, le 22 septembre 2025. (Matthieu Rondel/Hans Lucas. Libération)
Publié le 01/12/2025 à 13h50

Cédric Jubillar s’est vu retirer son autorité parentale sur ses deux enfants, ce lundi 1er décembre à Albi, après sa condamnation à trente ans de réclusion criminelle pour le meurtre de son épouse Delphine, a-t-on appris auprès de Laurent de Caunes, avocat de parties civiles. La cour d’assises du Tarn, statuant sur les intérêts civils, «ordonne le retrait total de l’autorité parentale de M. Jubillar Cédric sur son fils mineur Jubillar Louis […] et sa fille mineure Jubillar Elyah», selon le texte de l’arrêt civil obtenu par l’AFP lundi.

Après la disparition de leur mère dans la nuit du 15 au 16 décembre 2020, les enfants du couple, Louis et Elyah, aujourd’hui âgés respectivement de 11 et 6 ans, ont été confiés à leur tante maternelle, représentée par Me de Caunes. Lors des quatre semaines d’un procès hors normes, de nombreux témoins ont attesté à la barre des violences physiques et psychologiques – gifles, mise au coin à genoux sur des Lego, insultes… – commises par Cédric Jubillar contre son fils.

Une décision «logique»

A l’audience civile qui a suivi le verdict, Mes Malika Chmani et Laurent Boguet, les avocats représentant les intérêts des deux enfants du couple ont donc demandé que le père soit déchu de son autorité parentale, «suite logique», selon Me Chmani. En effet, selon l’article 378 du code civil, un parent condamné pour un crime contre l’autre parent sera déchu de son autorité parentale, sauf décision contraire spécialement motivée. La privation des droits parentaux retire tout droit de décision relative à l’enfant, concernant par exemple son éducation ou sa santé. «Dans des procès similaires où le papa a tué la maman – la pire des choses –, en général, la cour prononce automatiquement le retrait de l’autorité parentale», avait détaillé Me Chmani à l’AFP. «C’est logique aussi par rapport à son attitude, l’absence de remise en question par rapport à ses enfants», avait poursuivi l’avocate.

«J’étais pas un bon père, j’en ai conscience», avait reconnu Cédric Jubillar, qui porte le nom de son fils tatoué dans le cou, mais avait expliqué au premier jour du procès avoir «reproduit le schéma» subi auprès de son beau-père, pendant son enfance.

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