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Justice

Assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro : le tireur condamné à 30 ans de réclusion

Celui qui défendait notamment Yvan Colonna avait été abattu le 16 octobre 2012 à Ajaccio. Son meurtrier a été jugé coupable, ce jeudi 11 décembre, par la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.

Me Antoine Sollacaro au palais de justice de Paris, le 12 novembre 2007. (Stephan Agostini/AFP)
Publié le 11/12/2025 à 19h46, mis à jour le 11/12/2025 à 20h25

Une peine de 30 ans de réclusion criminelle avec 20 ans de sûreté a été prononcée jeudi à Aix-en-Provence contre André Bacchiolelli, accusé d’être le tireur, au procès de l’assassinat de l’avocat Antoine Sollacaro, abattu en 2012 à Ajaccio. Pour raisons de santé, le commanditaire présumé de l’assassinat de l’avocat et chef présumé de la bande criminelle du Petit bar, Jacques Santoni, n’a de son côté pas pu être jugé dans ce procès hors norme, débuté le 3 novembre et tenu à huis clos..

Mickaël Ettori, considéré par les enquêteurs comme son «proche lieutenant», poursuivi pour association de malfaiteurs en récidive et en fuite depuis 2020, a de son côté été condamné à 15 ans de prison. Premier repenti de France, Patrick Giovanonni, poursuivi pour association de malfaiteurs dans une autre tentative d’assassinat jointe au procès Sollacaro, a été condamné à cinq de prison avec sursis.

Le tireur fera appel selon son avocat

«Ce que je retiens, c’est la déclaration de culpabilité», a déclaré Me Philippe Soussi, l’un des avocats de la famille, à la sortie de la salle d’audience. «La justice est passée. C’est un moment important, ce soir, pour la famille. Et c’est aussi un moment historique, parce que ça fait 13 ans qu’on attend ce procès», a-t-il poursuivi.

L’assassinat d’Antoine Sollacaro, ancien bâtonnier d’Ajaccio, défenseur d’Yvan Colonna ou de l’ex-dirigeant nationaliste Alain Orsoni, avait été qualifié «d’onde de choc» par Christiane Taubira, alors ministre de la Justice. Il avait été abattu de cinq balles dans la tête par des assaillants à moto alors qu’il venait d’acheter son journal comme tous les matins dans la même station-service d’Ajaccio.

«La manière même dont a été prononcé ce verdict est révélatrice des conditions dans lesquelles ce procès s’est déroulé à l’abri des regards. Ce verdict qui n’honore pas la justice sera frappé d’appel», a de son côté indiqué Me Bruno Rebstock, l’un des avocats d’André Bachiolelli. Tétraplégique depuis un accident de moto en 2003, Jacques Santoni, dont le cas avait été disjoint au début du procès, sera jugé ultérieurement. Il n’avait déjà pas comparu à ses derniers procès et n’est pas incarcéré malgré une peine de 13 ans de prison pour blanchiment prononcée en juin à Marseille.

Mis à jour à 20 h 22 avec davantage d’éléments.

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