Menu
Libération
Justice

Assassinat du grand frère d’Amine Kessaci : un procès fixé à l’automne 2026

Les cinq suspects du meurtre de Brahim Chabane et de deux autres hommes, fin 2020, seront jugés du 19 octobre au 6 novembre 2026 devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône.

Amine Kessaci à Paris, le 19 novembre 2025. (Denis Allard/Libération)
Publié le 02/12/2025 à 19h01

Un procès jugé prioritaire. Le procès des hommes suspectés d’avoir assassiné fin 2020 Brahim Chabane, le demi-frère du militant antidrogue Amine Kessaci, avec deux autres jeunes hommes près de Marseille, se tiendra à l’automne 2026, a-t-on appris auprès du procureur général d’Aix-en-Provence. «Ce dossier sera audiencé du 19 octobre au 6 novembre […] de manière prioritaire en l’état du stock de dossiers en criminalité organisée en attente de jugement particulièrement important», a déclaré le procureur général de la cour d’appel d’Aix-en-Provence, Franck Rastoul.

Cinq personnes sont renvoyées devant la cour d’assises des Bouches-du-Rhône dont le commanditaire présumé, Karim Harrat, 37 ans, extradé du Maroc début 2023, considéré comme une figure du narcobanditisme et soupçonné d’être impliqué dans plusieurs narchomicides. Quatre autres hommes seront jugés dans ce dossier dont l’un est, selon plusieurs médias, une des pistes travaillées par les enquêteurs dans l’assassinat de Mehdi Kessaci.

L’annonce intervient moins de trois semaines après que la famille a de nouveau été endeuillée. Le 13 novembre, c’est Mehdi Kessaci, le petit frère d’Amine, qui succombait à l’âge de 20 ans aux balles d’un tireur à moto. Une enquête pour assassinat en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de commettre un crime a été ouverte. Les enquêteurs privilégient la piste d’un crime d’avertissement à l’attention du militant, une hypothèse qui a suscité une onde de choc nationale.

Brahim Chabane, lui, a été retrouvé avec une balle dans la tête et calciné dans une voiture après un règlement de compte entre dealers le 29 décembre 2020. Le corps d’un de ses amis était à ses côtés. Un troisième corps sera découvert quelques jours plus tard démembré dans le coffre d’une Clio incendiée. Les trois jeunes hommes auraient été assassinés le même jour lors d’un guet-apens à Châteauneuf-les-Martigues (Bouches-du-Rhône). C’est l’assassinat de son grand frère qui a poussé Amine Kessaci à fonder son association Conscience pour aider concrètement les familles de victimes de meurtres en lien avec le narcotrafic.

Pour aller plus loin :

Dans la même rubrique