Son cas est presque sans précédent dans l’histoire du jihadisme français : condamné pour un projet terroriste en 2018, sorti de prison, puis auteur d’un attentat. Armand Rajabpour-Miyandoab, qui a tué une personne et fait deux blessés ce week-end à Paris, était de longue date dans les radars des services antiterroristes français. Après quatre années de détention, le Franco-Iranien témoignait, en 2020, d’un rejet de l’idéologie jihadiste. Mais c’est bien lui qu’on retrouve armes à la main, ce samedi 2 décembre aux alentours de 21h30, près de la tour Eiffel. Au même moment, il poste en ligne une vidéo d’allégeance à l’Etat islamique. L’homme âgé de 26 ans a-t-il, un temps, dissimulé ses convictions ? Ou celles-ci ont-elles drastiquement évolué ? Son état psychologique, qui lui a valu d’être suivi, a-t-il joué un rôle dans son comportement meurtrier ? L’enquête pour assassinat et tentatives en relation avec une entreprise terroriste, confiée par le Parquet national antiterroriste (Pnat) à la police judiciaire de Paris et à la direction générale de la sécurité intérieure (DGSI), devra répondre à ces questions.
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Attentat au couteau à Paris : un terroriste au parcours tortueux
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Le profil d’Armand Rajabpour-Miyandoab, arrêté après avoir tué une personne et blessé deux autres samedi 2 décembre au soir, intrigue : dans les radars de l’antiterrorisme, il assurait rejeter l’idéologie jihadiste à sa sortie de prison en 2020. Son état psychologique pose également question.
La police scientifique sur le lieu de l'attentat, samedi 2 décembre 2023, sur le pont Bir-Hakeim à Paris. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Publié le 03/12/2023 à 21h05
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