Lors de la «Nuit du bien commun», organisée jeudi par le milliardaire conservateur Pierre-Edouard Stérin à Paris, les tirs de mortiers d’artifice sont venus du toit des Folies Bergères, blessant légèrement trois policiers. Une enquête a été ouverte pour «identifier le ou les auteurs» de ces blessures, a annoncé ce vendredi 5 décembre la préfecture de police de Paris à l’AFP. Sept personnes ont été interpellées «pour dégradations, rébellion et participation en vue de commettre des délits», a détaillé la préfecture de police (PP).
Fondé en 2017, le gala de collecte de dons était organisé dans le théâtre à la façade art déco iconique du IXe arrondissement de Paris, en présence de 450 personnes. En parallèle, un rassemblement, «déclaré» a précisé la PP, a également eu lieu à proximité de la célèbre salle de spectacle parisienne, à l’appel de plusieurs organisations syndicales et collectifs opposés à cet événement, épinglée pour avoir financer des associations réactionnaires.
Reportage
«Un dispositif de police était mis en place pour permettre l’accès du public à la salle de spectacle et sécuriser la manifestation déclarée», retrace encore la PP. Mais, poursuit-elle, vers 21 heures, «des incidents ont été signalés par le service de sécurité de la salle de spectacle» et trois personnes ont été remises aux forces de l’ordre «pour jets de boules nauséabondes à l’intérieur de la salle».
Un peu plus tard, une quarantaine de personnes, masquées et vêtues de noir «pour la plupart», se sont regroupées avant de tenter de dresser une barricade à l’aide de barrières et d’allumer des feux. Sept autres personnes ont alors été interpellées avant que le calme ne revienne à 23 h 30.




