«Bonjour messieurs, je constate que vous êtes encore en tenue !» sourit la présidente de la 16e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Nanterre (Hauts-de-Seine), Lucie Delaporte. Dans le box, les deux prévenus, silhouette athlétique et traits un peu froissés par leurs quarante-huit heures de garde à vue, arborent un polo et une veste estampillés «ambulancier». Marouane D., 31 ans, et Amine Z., 32 ans, ont été interpellés mardi 27 juin, quelques heures après la mort de Nahel, 17 ans, abattu à bout portant par un policier lors d’un refus d’obtempérer. La détresse et la colère mêlées du premier prévenu face à un fonctionnaire de police, filmées et diffusées par le second, ont fait le tour de France des smartphones. Ils sont les premiers – avec un troisième jeune homme – à être jugés en comparution immédiate pour des faits en rapport avec le drame qui secoue le département depuis plusieurs jours et
A la barre
Au procès de l’ambulancier de Nanterre, après la mort de Nahel : «C’est comme si on m’avait enlevé un petit frère»
Réservé aux abonnés
Deux hommes étaient jugés en comparution immédiate, jeudi, dans le sillage du drame de mardi. L’un a été reconnu coupable d’outrage, mais dispensé de peine, pour avoir pris à partie un policier, qu’il avait pris pour l’auteur du tir ayant tué l’adolescent. L’autre, qui a diffusé la vidéo de ces propos «menaçants», a été relaxé.
Des fleurs attachées à un poteau où Nahel a été tué par un officier de police mardi à Nanterre. (Lewis Joly/AP)
Publié le 30/06/2023 à 8h55
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus