Huit heures d’un interrogatoire corrosif, mené au cordeau. Après un mardi consacré à sa personnalité, puis l’audition d’enquêteurs de la sous-direction antiterroriste, la cour d’assises spécialement composée de Paris s’est attelée, jeudi 10 novembre, à interroger Chokri Chafroud, un des trois accusés du procès de l’attentat de Nice jugé pour «association de malfaiteurs terroriste». La journée avait pourtant plutôt bien commencé pour le Tunisien de 43 ans, ouvrier dans le bâtiment passé par l’Italie une dizaine d’années, puis arrivé sur la Côte d’Azur à l’été 2015. Après une semaine consacrée à l’un de ses coaccusés Mohamed Ghraieb et ses louvoiements exaspérants, les réponses appliquées de ce fils d’agriculteurs du Sahel tunisien, venu chercher «une autre vie» en Europe, contrastaient. Mais, assailli de questions, il s’est rapidement englué : «Je ne me souviens plus» ; «Je n’en ai pas la moindre idée» ; «Je ne sais pas ce qu’il avait dans la tête»…
A la barre
Au procès de l’attentat de Nice, les «blagues tunisiennes» et l’amnésie de Chokri Chafroud, un «copain» du terroriste
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En cette dixième semaine, la cour d’assises spéciale a longuement interrogé un des trois principaux accusés, Chokri Chafroud. L’ami du terroriste au camion a assuré n’avoir rien su de ses aspirations mortifères, sans pour autant convaincre.
Une fois de plus, l’audience s’est heurtée à la vertigineuse absence du terroriste au camion, lequel a fait 86 morts et des centaines de blessés sur la promenade des Anglais, à Nice, le 14 juillet 2016. (Valery Hache/AFP)
Publié le 11/11/2022 à 17h57
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