La salle 2.03 de l’immense tribunal de Paris n’est pas bien grande. Il n’en reste pas moins que se retrouver à la barre, fixée par trois juges, une vingtaine d’avocats et au moins le double d’un mélange de curieux et de journalistes a tout d’intimidant. Mardi 13 janvier, Mahdieh Esfandiari, une Iranienne de 39 ans, s’est retrouvée là, questionnée pendant plus de quatre heures dans une langue qui n’est pas la sienne. Sous son voile blanc sur lequel de grosses fleurs roses et violettes sont dessinées, elle est pourtant restée, au moins de façade, imperméable à la pression, répondant en longueur, exposant son point de vue, ne manquant pas de faire comprendre à la cour quand elle avait le sentiment d’avoir été coupée avant d’être allée au bout de son propos, ou pas assez écoutée.
A la barre
Au procès de l’Iranienne Mahdieh Esfandiari : «C’est un dossier qui a une ampleur internationale»
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Jugée notamment pour «apologie d’un acte de terrorisme», la femme de 39 ans est au cœur de négociations diplomatiques entre la France et l’Iran. Téhéran souhaite qu’elle soit échangée contre Cécile Kohler et Jacques Paris.
Mahdieh Esfandiari au tribunal de Paris mardi 13 janvier 2026. (Stéphane de Sakutin/AFP)
ParJulien Lecot
Publié le 14/01/2026 à 8h35
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