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Libération
A la barre

Au procès de Nordahl Lelandais, l’ami prodigieux

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Au troisième jour d’audience, plusieurs proches du maître-chien de 38 ans, jugé pour le meurtre d’Arthur Noyer en 2017, ont défilé à la barre. L’un deux a fait vaciller l’accusé, offrant quelques minutes d’humanité.

Me Alain Jakubowicz, l'avocat de Nordahl Lelandais, et ses collaborateurs, lundi. (Alberto Campi/Libération)
Publié le 06/05/2021 à 9h31

Il s’agrippe à la barre, envoie bouler le président de la cour d’assises de la Savoie quand ce dernier cite le nom de son entreprise, craignant la mauvaise publicité, et répond abruptement aux questions qui l’agacent. «Mais enfin, qu’est-ce qui explique votre tension ?» l’interroge le magistrat, l’hermine un peu chiffonnée par tant d’audace. Dans sa chemise bleue, Nazim, 38 ans, se raidit davantage. «J’ai un ami qui est assis là, lance-t-il en désignant le box. Enfin, j’en avais un. Et il y a un homme qui est mort. Excusez-moi si je ne suis pas au top de ma forme.» Pendant «quatre ou cinq ans», il a été «très proche» de Nordahl Lelandais. C’était «avant», comme il dit. Avant que ce dernier ne soit accusé du meurtre du caporal Arthur Noyer pour lequel il est jugé ici. Avant que son visage ne s’affiche à la une de tous les médias, soupçonné d’avoir tué Maëlys de Araujo, 8 ans. Dans cette autre vie, seul existait «Nono le rigolo», un type qui faisait tout le temps le pitre, aussi «drôle» que «serviable». Celui à qui on fait une place «dans son cercle le plus intime», qu’on invite au baptêm

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