Menu
Libération
Troisième jour

Au procès d’Eric Dupond-Moretti : «L’enquête administrative, c‘est un immeuble qui s’effondre sur ma tête»

Réservé aux abonnés

Les trois magistrats du Parquet national financier ont été entendus, ce mercredi 8 novembre, par la Cour de justice de la république. Ils estiment avoir été victimes d’une vindicte du garde des Sceaux Eric Dupond-Moretti, alors tout juste nommé.

Eric Dupond-Moretti à la Cour de justice de la République, le 6 novembre 2023. (Julien de Rosa/AFP)
Publié le 08/11/2023 à 21h51

Le vice-procureur Patrice Amar aimerait continuer dans l’éco-financier, mais le voilà coincé dans «une impasse administrative». Son ancienne «binôme» Ulrika Delaunay-Weiss a passé des semaines entières «comme un zombie». Eliane Houlette, leur ancienne cheffe au Parquet national financier (PNF), répète en boucle cette impression que «c’est [son] procès ou le procès du PNF». Pas «celui du ministre». Ce mercredi 8 novembre, les trois magistrats du PNF et l’ex-juge d’instruction à Monaco Edouard Levrault, visés par des enquêtes administratives (à caractère pré-disciplinaire) déclenchées par Eric Dupond-Moretti, ont témoigné devant la Cour de justice de la République (CJR).

Jugé pour «prises illégales d’intérêts», le garde des Sceaux est soupçonné d’avoir usé de ses prérogatives pour régler ses comptes avec ces magistrats, avec lesquels il avait eu maille à partir du temps où il était avocat. Des accusations qu’il conteste : fidèle à

Dans la même rubrique