«Vous allez devoir juger l’ingérence pratique sans l’ingérence juridique.» Prononcée au soir de la deuxième journée d’audience par l’avocat d’un des quatre prévenus, Me Martin Vettes, la formule résume tout le paradoxe de ce procès dit des «mains rouges», qui se tient depuis mercredi 29 octobre devant la 14e chambre du tribunal correctionnel de Paris.
«L’ingérence pratique», c’est celle qui rattache cette affaire – 35 empreintes de main peintes en rouge au pochoir, mi-mai 2024, sur le Mur des Justes du Mémorial de la Shoah, mais aussi plus de 460 autres retrouvées parallèlement dans des rues des IVe et Ve arrondissements – à une petite dizaine de dossiers qui s’accumulent depuis deux ans en Ile-de-France, et que les autorités désignent comme des opérations de déstabilisation commanditées depuis l’étranger, la piste de la Russie étant, de très loin, privilégiée.




