Dans cette petite salle d’audience de la cour d’appel de Rennes, abritée par les murs épais du parlement de Bretagne, deux ombres ne cessent de traverser les débats. Celle, d’abord, d’Ilham Aliyev, l’autocrate azerbaïdjanais contre lequel ferraille depuis la France le jeune homme assis sur le banc des parties civiles, le blogueur Mahammad Mirzali. Mais aussi celle des «Vory v Zakone», les «voleurs dans la loi», une organisation criminelle née il y a près d’un siècle dans les goulags des républiques soviétiques, spécialisée dans les cambriolages et l’extorsion. Et dont l’emblème, une étoile à huit branches, orne les épaules d’un des deux hommes arrêtés le 12 juin 2022 sur l’autoroute A11, alors qu’ils se rendaient à une adresse à Nantes – celle du dissident. L’autre, Khayyam Hakhverdiyev, un Azéri de 41 ans, se tient ce vendredi 6 février dans le box des prévenus.
A la barre
Au procès d’un des hommes lancés aux trousses d’un opposant azerbaïdjanais, le «mur du silence», l’ombre du régime de Bakou et celle du crime organisé
Réservé aux abonnés
Alors que neuf hommes devront répondre fin mai devant une cour d’assises de tentative de meurtre contre Mahammad Mirzali, réfugié en France, un dixième, interpellé en 2022 en possession d’armes et condamné l’an dernier à dix ans de prison, comparaissait ce vendredi en appel.
Mahammad Mirzali, à Nantes, le 5 avril 2021. (Kevin Grethen/PhotoPQR. Ouest France. Maxppp)
Publié aujourd'hui à 20h22
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus