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A la barre

Au procès d’un surveillant pénitentiaire pour l’assassinat de son ex-compagne : la part d’ombre du «nounours au cœur tendre»

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Pascal R. a affirmé regretter la mort de Nelly Ferron tout en niant toute préméditation lors de la première journée de son procès aux assises du Mans ce jeudi 22 janvier. Décrit positivement par ses proches, l’accusé est qualifié de «jaloux» par une amie de la victime et d’«autocentré» par l’experte psy.

Jugé pour l’assassinat de Nelly Ferron, son ex-compagne, en mars 2023, Pascal R. risque la réclusion criminelle à perpétuité. (Jean-Michel Delage/Hans Lucas. AFP)
ParLudovic Séré
envoyé spécial au Mans
Publié le 22/01/2026 à 21h46

Les habitués des assises, des retraités curieux en majorité, savent que l’on n’y croise jamais vraiment des monstres mais juste des gens. Et pour certains, le constat est décevant. Pascal R. ne fait pas exception et l’atrocité des faits qui lui sont reprochés tranche bizarrement avec le personnage un peu pataud, maladroitement assis dans le box des accusés. Jugé pour l’assassinat en mars 2023 de Nelly Ferron, son ex-compagne, l’imposant surveillant pénitentiaire a immédiatement reconnu les faits lors de la première journée de son procès, ce jeudi 22 janvier au tribunal judiciaire du Mans, qui se tient sur trois jours.

Pascal R. «regrette». Devant les questions de la cour, il répond parfois à côté. Et en fait, il ne reconnaît pas tout à fait. Après vérification auprès de son avocat, Me Jonathan Proust, la position de la défense n’a pas changé : l’ancien maton devenu détenu assume le meurtre, nie la préméditation. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité mais, à l’enquête comme à la barre, le

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