Les habitués des assises, des retraités curieux en majorité, savent que l’on n’y croise jamais vraiment des monstres mais juste des gens. Et pour certains, le constat est décevant. Pascal R. ne fait pas exception et l’atrocité des faits qui lui sont reprochés tranche bizarrement avec le personnage un peu pataud, maladroitement assis dans le box des accusés. Jugé pour l’assassinat en mars 2023 de Nelly Ferron, son ex-compagne, l’imposant surveillant pénitentiaire a immédiatement reconnu les faits lors de la première journée de son procès, ce jeudi 22 janvier au tribunal judiciaire du Mans, qui se tient sur trois jours.
Pascal R. «regrette». Devant les questions de la cour, il répond parfois à côté. Et en fait, il ne reconnaît pas tout à fait. Après vérification auprès de son avocat, Me Jonathan Proust, la position de la défense n’a pas changé : l’ancien maton devenu détenu assume le meurtre, nie la préméditation. Il risque la réclusion criminelle à perpétuité mais, à l’enquête comme à la barre, le




