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A la barre

Au procès Péchier, la famille de l’anesthésiste en soutien : «Il y a un monstre, mais ce n’est pas Frédéric»

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A l’aube d’une ultime semaine de débats devant la cour d’assises du Doubs, consacrée à la personnalité de l’ex-anesthésiste accusé d’avoir empoisonné trente patients, ses proches sont venus dire, lundi 1er décembre, leur conviction inébranlable de son innocence.

Frédéric Péchier le 8 septembre, lors de l'ouverture de son procès à Besançon. (Antoine Mermet/Hans Lucas. AFP)

C’est une famille rempart, un clan soudé, qui parle d’une seule voix. La même que celle du docteur Péchier depuis l’ouverture de son procès pour l’empoisonnement de trente patients, dont douze mortels, entre 2008 et 2017, dans deux cliniques de Besançon (Doubs). «Il y a un monstre, mais ce n’est pas Frédéric, a assuré son ex-épouse, Nathalie Péchier, qui ne s’était jamais exprimée publiquement jusqu’à ce lundi 1er décembre. Si j’avais le moindre doute quant à sa culpabilité, je ne serais pas là aujourd’hui pour le défendre. Si j’avais le moindre doute, il n’approcherait pas mes enfants.» En dépit de leur divorce, prononcé à sa demande en 2021, l’élégante cardiologue et mère de leurs trois enfants reste un soutien indéfectible de l’ex-anesthésiste de 53 ans.

«Je [lui] ai demandé, entre quatre yeux, s’il y était pour quelque chose et il m’a dit non. Je suis son père et je le crois», a abondé d’une voix grave Jean-Michel Péchier, lui-même ancien anesthésiste-réanimateur. Devant la cour d’assises du Doubs, le colosse de 7

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