Seul contre tous, jusqu’à l’absurde. Lundi 24 novembre, c’est la treizième fois que Frédéric Péchier s’avance vers la barre des témoins du palais de justice de Besançon. Plus isolé que jamais. La défense de l’ex-anesthésiste renvoyé devant la cour d’assises du Doubs pour l’empoisonnement de trente patients dont douze sont décédés entre 2008 et 2017, est réduite à peau de chagrin. Occupé sur une autre affaire, son conseil, Me Randall Schwerdorffer, s’est fait excuser quelques jours. Pour assurer sa défense, l’accusé qui se dit innocent, n’a plus que sa sœur, Julie, inscrite au barreau de Poitiers. De l’autre côté de l’immense salle du Parlement, les avocats des 150 parties civiles constituées se serrent sur les bancs d’en face. Avant d’affronter la tempête, le médecin déchu a glissé un comprimé effervescent dans son verre d’eau, puis avalé d’une traite. Chacun attend qu’il reconnaisse ce que les experts ont établi : l’em
A la barre
Au procès Péchier, l’accusé plus isolé que jamais : «Il faudrait être une ordure»
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Auditionné pour la 13e fois par la cour d’assises du Doubs, l’ex-anesthésiste a reconnu l’existence d’un cinquième empoisonnement à la clinique Saint-Vincent mais refusé d’admettre que Tedy Hoerter-Tarby, 4 ans, ait été victime d’une tentative de meurtre.
L'ancien anesthésiste Frédéric Péchier au tribunal de Besançon, le 9 septembre 2025. (Sébastien Bozon/AFP)
Publié le 25/11/2025 à 10h25
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