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Corruption

Au sein du gouvernement, l’accord sensible d’Anticor

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Pour poursuivre ses actions en justice, l’association a besoin d’un agrément dont le renouvellement, par le pouvoir, a donné lieu à une procédure intrusive et l’a placée au cœur d’enjeux politiques. Après six mois d’incertitude Jean Castex a tranché vendredi en faveur d’Anticor en lui accordant l’agrément.

Jean Castex et Eric Dupond-Moretti, au tribunal judiciaire de Bobigny. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 31/03/2021 à 18h03

Les tribunaux vont donc pouvoir continuer à entendre la voix citoyenne d’Anticor dans les affaires sensibles mettant en cause élus ou personnalités. Alors que l’association craignait que son agrément pour agir en justice ne soit pas reconduit pour des raisons politiques, le Premier ministre a annoncé vendredi soir, après des mois d’incertitude, que le gouvernement renouvelait son agrément à cette association symbolique, l’une des trois dédiées en France à la lutte anticorruption, aux côtés de Transparency International et de Sherpa. Fer de lance contre les infractions à la probité des élus et les dérives éthiques dans la vie publique, l’association créée en 2002 peut, dotée de ce fameux agrément, se porter partie civile et déposer des plaintes, jouant le rôle d’aiguillon d’une justice parfois réticente à mettre en cause ministres ou personnalités publiques.

Grâce à cette petite structure (deux salariés, aucune subvention publique, 5 000 adhérents), ou à cause d’elle, c’est selon, le secrétaire général de l’Elysée Alexis Kohler, le président de l’Assemblée

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