Il faut se souvenir des premiers jours et de l’impression de brouillard. Hyperkaliémie, gluconate de calcium, tako-tsubo, héparine… Aux prémices du procès de Frédéric Péchier, même la présidente de la cour d’assises du Doubs, Delphine Thibierge, tâtonnait. On pensait aux six jurés tirés au sort, à leur quotidien mis entre parenthèses plus de trois mois, à leur plongée en apnée dans les blocs opératoires avec pour mission de répondre à cette question vertigineuse : l’ancien anesthésiste est-il coupable de l’empoisonnement de trente patients, âgés de 4 à 89 ans, dont douze n’ont pas survécu, dans deux cliniques de Besançon, de 2008 à 2017 ? Frédéric Pé
Récit
Procès de Frédéric Péchier : retour sur trois mois et demi d’audiences troublantes
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La cour d’assises du Doubs rend son verdict ce jeudi 18 décembre concernant l’anesthésiste accusé de 30 empoisonnements, dont 12 mortels. Outre la sérialité, c’est aussi la nature du crime, au cœur du monde médical, qui ébranle.
Frédéric Péchier arrivant au tribunal de Besançon, le 15 décembre 2025. (Arnaud Finistre/AFP)
Publié le 18/12/2025 à 6h15
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