Comme tout oligarque russe – quoique natif d’Ouzbékistan – dont les biens en Europe occidentale ont été saisis depuis l’invasion de l’Ukraine, la présentation d’Alicher Ousmanov, 72 ans, commence par la liste de ses luxueux avoirs : un yacht de 156 m, l’un des cinq plus longs au monde (avec 80 hommes d’équipage) ; deux hélicoptères pour plus facilement monter à bord ; un jet privé (modèle Airbus A340) transformé en palace volant via de somptueux aménagements intérieurs ; deux villas en Bavière sur les bords du lac de Tegern…
C’est donc la justice allemande qui a hérité de la gestion des saisies de ses avoirs : outre les villas bavaroises, son yacht, le Dilbar, était un temps amarré à Hambourg, quoique son port d’attache soit officiellement Antibes, dans les Alpes-Maritimes – peu importe, puisqu’il appartient à une société offshore aux îles Caïmans. La France, pour sa part, s’est contentée de saisir ses deux hélicos, stationnés à Monaco et au Castellet (Var).
Trusts et autres véhicules financiers
Mais très vite, la justice allemande s’est heurtée à un mur : tous ses avoirs saisis appartiennent à des trusts, f




