Une curieuse séquence s’ouvre lundi pour Nicolas Sarkozy, et ce à plusieurs titres. Le 1er mars, le tribunal correctionnel de Paris doit trancher dans l’affaire des écoutes (ou affaire Paul Bismuth), décidant si l’ancien président de la République est coupable ou non de «corruption» et de «trafic d’influence». Les trois semaines du procès qui s’est tenu en décembre sous la houlette de la présidente Christine Mée avaient été lourdes et tendues. L’audience cristallisait divers enjeux complexes : l’avenir d’un ancien chef de l’Etat ; les relations houleuses entre juges et avocats, un membre influent du barreau, Thierry Herzog, étant lui-même prévenu au procès ; la crédibilité du jeune Parquet national financier (PNF), affaibli par des révélations sur une enquête parallèle menée sur les «fadettes» d’une dizaine d’avocats, dont Eric Dupond-Moretti, tout nouveau ministre de la Justice… Le procès s’était achevé avec de sévères réquisitions du PNF demandant la condamnation de Nicolas Sarkozy, de Thierry Herzog et du magistrat Gilbert Azibert à quatre ans de prison, dont deux ferme – la pein
Justice
Bismuth et Bygmalion : pour Sarkozy, les affaires reprennent
Réservé aux abonnés
L’ancien président doit être fixé lundi sur son sort dans le dossier des écoutes. Une étape cruciale de son parcours judiciaire avant le début, le 17 mars, du procès Bygmalion qui examinera le financement de sa campagne présidentielle de 2012.
Nicolas Sarkozy à Paris, le 2 décembre 2020, devant le tribunal judiciaire. (Albert Facelly/Libération)
Publié le 27/02/2021 à 4h55
Pour aller plus loin :
Dans la même rubrique
Nos newsletters

Alerte Libé
Les alertes, infos et enquêtes Libé à ne pas manquer

Libé Matin
Le brief matinal idéal pour bien commencer la journée

Opinions
Les billets, éditos, tribunes ou chroniques qui font débat

Toutes nos newsletters
Actualité, politique, lifestyle... découvrez toutes nos newsletters

Les plus lus