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Braquage du Louvre : quatre nouvelles arrestations, dont celle d’un homme suspecté d’être le dernier membre du commando

Les interpellations ont eu lieu en région parisienne ce mardi 25 novembre. Un homme serait en lien avec les trois autres membres du commando suspecté d’avoir participé au casse du Louvre le 19 octobre.

Le monte-meubles utilisé par des cambrioleurs pour pénétrer dans le musée du Louvre le 19 octobre 2025. (Dimitar Dilkoff/AFP)
Publié le 25/11/2025 à 14h28, mis à jour le 25/11/2025 à 14h44

Plus d’un mois après le cambriolage rocambolesque au Louvre, la police a procédé à un nouveau coup de filet. Le parquet de Paris, en charge de l’enquête de sur le casse commis le 19 octobre dans le musée, annonce ce mardi 25 novembre l’interpellation de quatre personnes originaires de la région parisienne : «Deux hommes âgés de 38 et 39 ans, et de deux femmes âgées de 31 et 40 ans.»

Dans son communiqué, la procureur de Paris Laure Beccuau souligne que «ces personnes doivent être entendues par les enquêteurs». Parmi elles, figurerait le quatrième suspect du casse, selon une information du Parisien confirmée par plusieurs autres médias. L’homme en question a été arrêté par les enquêteurs de la brigade de répression du banditisme (BRB), de la Direction de la police judiciaire de la préfecture de police Paris (DPJ-PP) sur commission rogatoire des juges d’instruction. Il serait «déjà connu des services de police» et «serait en lien avec les trois autres hommes» déjà interpellés dans cette affaire rocambolesque, selon nos confrères.

Ces nouvelles interpellations interviennent un peu moins d’un mois après la mise en examen de quatre personnes, dans le cadre de l’information judiciaire ouverte le 29 octobre 2025. Trois hommes, nés entre janvier 1986 et juin 1990, ont été mis en examen pour «pour vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crime et délits punis de 10 ans d’emprisonnement» et écroués. Ils sont soupçonnés d’avoir fait partie du commando ayant perpétré le vol. Une femme née en août 1987 a également été mise en examen pour «complicité de vol en bande organisée et association de malfaiteurs en vue de la préparation de crime et délits punis de 10 ans d’emprisonnement».

Vétusté alarmante

Les bijoux dérobés, dont la valeur est estimée à 88 millions d’euros, sont, eux, toujours introuvables. A l’aide d’un monte-charge de déménageurs, quatre malfrats cagoulés et armés de disqueuses ont pénétré le 19 octobre dans le Louvre : en huit minutes huit joyaux du XIXe siècle, des trésors nationaux, sont dérobés en plein jour dans la galerie d’Apollon.

L’enquête est menée par la Brigade de répression du banditisme (BRB) de la police judiciaire parisienne et l’Office central de lutte contre le trafic de biens culturels (OCBC), sous la direction des juges d’instruction de la juridiction interrégionale spécialisée (Jirs) de Paris. Parallèlement à l’enquête judiciaire, une controverse politique est née au sujet de la sécurité du Louvre. La Cour des comptes a estimé que le musée le plus visité au monde avait «privilégié les opérations visibles et attractives» au détriment de la sécurité.

Confronté à une vétusté alarmante, le musée avait fait l’objet en début d’année de l’annonce par le président Emmanuel Macron d’un projet «colossal» pour le désengorger et le moderniser, avec un nouvel accès, une salle dédiée pour la Joconde et des billets d’entrée plus chers pour les non-Européens.

Mise à jour à 14 h 36 avec l’ajout de la déclaration du parquet de Paris sur l’interpellation de quatre personnes.

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