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A la barre

Buisson au procès des sondages de l’Elysée : «Sarkozy achetait un vecteur de communication médiatique»

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Le politologue de la droite extrême a détaillé à la barre lundi son action auprès du président de la République, avec lequel il est brouillé depuis. Il risque jusqu’à sept ans de prison.

Patrick Buisson lundi au tribunal de grande instance de Paris pour le procès des sondages de l'Elysée. (Stéphane Lagoutte/Myop pour Libération)
ParRenaud Lecadre
photo Stéphane Lagoutte. Myop
Publié le 25/10/2021 à 19h40

«Il y a évidemment un éclairage politique à donner à cette affaire, qui n’a pas été fait jusqu’à présent.» Depuis l’ouverture il y a une semaine du procès des sondages de l’Elysée, Patrick Buisson piaffait d’impatience sur le banc des prévenus. L’heure était donc enfin venue, lundi après-midi, pour sa grande explication à la barre. Très droit dans ses bottes, lui qui risque jusqu’à sept ans de prison pour détournement de fonds publics, clame au contraire sa contribution à la transparence financière de son pays.

Après avoir conseillé dans l’ombre Charles Pasqua, Philippe de Villiers, Alain Madelin et même François Bayrou, l’ex-journaliste (ancien patron de Minute puis de Valeurs actuelles) s’était donc mis au service quasi exclusif de Nicolas Sarkozy durant son quinquennat – tout en conservant la direction de la chaîne Histoire (filiale du groupe Bouygues), son autre dada. Bluffé par le flair de Buisson – il avait anticipé le non au referendum de 2005 – Sarkozy ne pourra plus se passer de lui : «Jusqu’à quatre coups de fil par jour, dont au moins un le soir, avant la nuit.»

Le contrat signé en juin 2007 entre la présidence de la République

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