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Reportage

«C’est abject ce qui s’est passé» : après le viol à caractère antisémite d’une fille de 12 ans à Courbevoie, les habitants sous le choc

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Dans le quartier du square Henri-Regnault dans la ville des Hauts-de-Seine, les habitants sont sous le choc après le viol et l’agression à caractère antisémite d’une fille de 12 ans samedi. Nombre d’entre eux pointent la responsabilité des parents dans l’éducation des suspects.

Dans le quartier où une fille de 12 a été violée samedi, ce mercredi 19 juin à Courbevoie. (Cha Gonzalez/Libération)
Publié le 19/06/2024 à 19h49

«A 91 ans, je croyais avoir tout vu», souffle ce retraité qui souhaite rester anonyme, se cachant presque sous son béret. Voilà près de quarante ans qu’il habite un immeuble donnant sur le square Regnault de Courbevoie (Hauts-de-Seine). Un espace de verdure ceinturé par des immeubles, coincé entre un boulevard aérien et les imposantes tours du quartier d’affaires de La Défense. Ce mercredi 19 juin après-midi, les cris des enfants se confondent avec les rebonds des balles de foot contre les grilles de l’aire de jeu du parc. Le son d’une guitare désaccordée résonne entre les immeubles.

C’est à proximité que ce lieu où se croise tout le quartier qu’une fille de 12 ans a été violée et traitée de «sale juive» samedi, selon ses déclarations à la police. Elle explique y avoir été abordée, puis entraînée de force dans une ancienne crèche désaffectée par trois adolescents du même âge, après avoir passé l’après-midi dehors avec un ami. Deux d’entre eux ont été mis en examen et écroués mardi, dans le cadre d’une enquête en flagrance ouverte par le parquet de Nan

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