Certains commerçants ne s’en cachent pas : ils paient plusieurs milliers d’euros chaque année dans des services de vidéosurveillance algorithmique (VSA). Cette technologie, pourtant illégale jusqu’ici hors du cadre de la loi JO 2024, pourrait bien faire l’objet d’une expérimentation jusqu’à fin 2027. La VSA consiste à appliquer un traitement automatisé des images issues des caméras de vidéosurveillance par exemple installées dans les gares, grâce à des systèmes d’intelligence artificielle. Concernant les commerces, le système, programmé pour identifier certains comportements, par exemple un produit glissé dans un sac, déclenche ensuite une alerte pour prévenir le commerçant, qui peut alors intervenir.
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«C’est encore une victoire du marché et une défaite pour le droit» : la vidéosurveillance algorithmique dans les commerces inquiète
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Alors que la proposition de loi pour une utilisation de ce système a été votée à l’Assemblée nationale lundi, l’association Quadrature du Net dénonce un texte pensé pour servir les intérêts du privé plutôt que pour protéger les citoyens.
Le texte, porté par un député Renaissance, a été également soutenu par LR, Horizon et le RN. L’expérimentation jusqu’à fin 2027 est censée limiter les vols. (Godong/BSIP. AFP)
Publié aujourd'hui à 18h34
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