Avertissement : cet article décrit des violences sexuelles et peut choquer.
Cet été 2003, la chaleur étouffe la résidence du parc de l’Amadour, à Aix-en-Provence (Bouches-du-Rhône), comme le reste de la France. La nuit du 11 au 12 juillet est caniculaire. Pour avoir un peu d’air, Sylvaine Mouraille, 33 ans, dort fenêtres et volets ouverts. Elle est seule chez elle. «Je vais me coucher. A 4 h 30 du matin, je sens une masse qui me saute dessus et je me réveille en sursaut.» Sylvaine Mouraille est l’une des seize victimes de celui que la presse surnomme «le violeur des balcons» et que la police appelle «le violeur d’Antibes». Entre 1994 et 2006, cet homme s’est introduit chez des femmes en passant par les fenêtres mal fermées et les étages peu élevés. Il commet ses crimes sur tout l’arc méditerranéen, d’Aix à Nice, ainsi qu’à Châtenay-Malabry (Hauts-de-Seine). En août 2024, le pôle cold cases de Nanterre a rouvert l’affaire. «C’est un dossier des plus sensibles que nous ayons, expose Marie-Céline Lawrysz, procureure de la République adjointe. Nous ne voulons pas perdre les chances de résolution.» Trois décennies après les premiers crimes, Sylvaine Mouraille a pris l’initiative de lancer une page Facebook début janvier pour recueillir des témoignages et relancer la traque du suspect.
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