Face au tribunal, ils sont un quarteron d’hommes assis deux par deux sur des chaises au centre de la salle. Sans échanger un regard, dans une étrange symétrie. Devant, il y a les carrures imposantes de Pierre Gauttieri, 57 ans, l’ex-directeur de cabinet de Gaël Perdriau, le maire de Saint-Etienne et de Gilles Rossary-Lenglet, 53 ans, l’homme par qui le scandale est arrivé, étriqués dans leurs vestes noires et s’appuyant sur des cannes pour parvenir à se tenir debout pour répondre aux questions. Derrière eux, ce sont les silhouettes sveltes de Gaël Perdriau, 53 ans et de Samy Kéfi-Jérôme, 45 ans, son ancien adjoint à la culture, le dos bien droit dans leurs costumes bleu sombre de bonne facture, qui se lèvent avec souplesse quand ils sont enjoints à le faire. Complices présumés du chantage à la vidéo intime à la mairie stéphanoise, dont a été victime l’ancien premier adjoint centriste Gilles Artigues, ils sont jugés à compter de ce 22 septembre, jusqu’au 26, devant le tribunal correctionnel de Lyon.
Au moins deux charges pèsent contre les quatre : «chantage» et «participation à




