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Libé des photographes

Corentin Fohlen, photographe des émeutes : «Aujourd’hui, les jeunes peuvent se passer de nous»

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Brutalement pris à partie alors qu’il couvrait pour «Libé» la deuxième nuit d’émeutes à Nanterre, le photographe indépendant considère que l’essor des réseaux sociaux a aggravé la défiance de la jeunesse des quartiers populaires envers les médias.

Des affrontements entre jeunes émeutiers et forces de l'ordre, le 28 juin à Nanterre. (Corentin Fohlen/Liberation)
Publié le 07/07/2023 à 18h43

A l’occasion des Rencontres de la photographie d’Arles, qui se tiennent du 3 juillet au 24 septembre 2023, Libération fait la part belle à la photo. Retrouvez ce numéro spécial «Libé des photographes» en kiosque les 8 et 9 juillet ou sur la liseuse.

Dans la nuit du 28 au 29 juin, Libé nous a envoyés, Corentin Fohlen et moi, couvrir les émeutes à Nanterre, au lendemain de la mort de Nahel, tué par un tir policier. Corentin, 41 ans, est photographe indépendant. Il a couvert les émeutes de 2005, les révolutions arabes, le séisme à Haïti ou le conflit dans le Donbass. De mon côté, avant de couvrir la politique de la ville pour Libé, j’ai été en poste pour l’AFP à Bobigny, en Seine-Saint-Denis. Comme Corentin, j’ai aussi suivi les manifestations en Grèce contre l’austérité, où les pierres volaient. Bref, nous avons tous deux l’habitude de couvrir des violences urbaines mais

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