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«Coups de poing, coups de pied, injures, menaces verbales» : le rappeur Zola mis en examen et écroué pour séquestration et violences

Le chanteur, placé en détention provisoire pour quatre jours, est soupçonné avec trois autres personnes, d’avoir séquestré, violenté et humilié un jeune admirateur dans la commune du Pin, le 6 novembre.

Le rappeur Zola le 19 janvier 2023. (Laurent Zabulon/Abaca)
Publié le 22/11/2025 à 10h20

Le rappeur Zola a été mis en examen et placé en détention provisoire. Avec trois autres personnes, il est suspecté de séquestration et violences aggravées, a indiqué ce samedi 22 novembre le parquet de Meaux. Tous les quatre sont poursuivis pour séquestration, vol, détention non autorisée d’arme, dégradation et violences aggravées par plusieurs circonstances : menace ou utilisation d’une arme, dissimulation du visage, réunion, appartenance de la victime à une ethnie, une race, une nation ou une religion.

Demandant un délai pour préparer sa défense, Zola a été placé en détention provisoire pour quatre jours. «Le prochain débat contradictoire se tiendra mercredi 26 novembre», précise le procureur Jean-Baptiste Bladier dans son communiqué diffusé samedi matin.

Canon dans la bouche

Le 6 novembre, «plusieurs hommes désireux de rencontrer le rappeur Zola afin de prendre un cliché photographique en sa compagnie, se rendaient au domicile de ce dernier», détaille Jean-Baptiste Bladier.

De la propriété sort alors «un homme cagoulé et manifestement armé», faisant fuir les admirateurs du rappeur, mais «l’un d’eux, resté sur place, était immédiatement victime de premières violences de la part du rappeur Zola», relate le procureur, dans un autre communiqué diffusé vendredi 21 novembre.

La victime a ensuite été «séquestrée dans la cave du domicile» de l’artiste de 26 ans. Le jeune homme de 19 ans subit alors un calvaire, selon le quotidien le Parisien. Ce que confirme le procureur. «Durant les deux heures qui suivaient, aussi bien au sein dudit domicile, qu’à l’extérieur de celui-ci, la victime subissait de nombreuses violences sous la forme de coups de poing, coups de pied, injures, menaces verbales», énumère le magistrat. «Ayant été contraint de se dévêtir, ses vêtements étaient incendiés. Une arme de poing était pointée sur l’une de ses tempes avant que le canon de ladite arme ne soit introduite dans sa bouche.»

Le téléphone du jeune homme a par ailleurs été volé, et sa voiture dégradée, rapporte encore le procureur. Avant d’ajouter qu’«à plusieurs reprises, les agresseurs faisaient mention de l’appartenance ethnique de la victime, l’invitant à ne pas craindre pour sa vie, puisqu’ils ne voulaient pas “aller en prison pour un p’tit blanc comme [elle]” La victime souffre d’une incapacité totale de travail somatique de 6 jours et psychologique de 35 jours.

Zola et les trois personnes arrêtées dans le cadre de l’enquête ont gardé le silence ou contesté les faits dont ils sont accusés, «en dépit d’éléments non équivoques notamment issus d’échanges téléphoniques entre les protagonistes», signale le procureur de Meaux.

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