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Investigations

Crans-Montana : les propriétaires du bar incendié de nouveau entendus

Les Français qui détiennent l’établissement incendié lors de la nuit du nouvel an dans la station de ski suisse sont auditionnés ce mardi 20 janvier par la justice du canton du Valais, pour la deuxième fois depuis l’ouverture d’une instruction pénale à leur encontre.

A Crans Montana, dans le canton du Valais, en Suisse, le 11 janvier. (Niels Ackermann/Lundi13 pour Libération)
Publié le 20/01/2026 à 11h15

Jacques et Jessica Moretti sont arrivés séparément, ce mardi 20 janvier, au siège du ministère public de Sion, capitale du canton suisse du Valais. Lui en fourgon pénitentiaire, elle aux côtés de ses avocats. Les propriétaires français du bar le Constellation sont de nouveau auditionnés ce mardi 20 janvier par la justice suisse. Vont-ils parler et permettre d’élucider une partie des questions persistantes dans l’incendie meurtrier du nouvel an à Crans-Montana ?

Arrivés à 8 h 30, les époux soupçonnés d’«homicide par négligence, de lésions corporelles par négligence et d’incendie par négligence» après le drame qui a tué 40 personnes et en a blessé 116 autres doivent être entendus pendant deux jours par les enquêteurs. Il s’agit de leur deuxième audition depuis l’ouverture d’une instruction pénale à leur encontre.

Cautions

«Vont-ils pleinement répondre aux questions ? Vont-ils pleinement collaborer ? On l’espère, en tout cas pour les familles, a commenté avant l’audience Romain Jordan, avocat de plusieurs familles de victimes. Pour les familles, on ne peut pas perdre plus de temps, il faut qu’on avance.»

Alors que Jessica Moretti reste libre sous mesures de contrainte, son mari a été placé en détention provisoire le 12 janvier. Mais il pourrait être libéré moyennant le versement d’une caution de 200 000 francs suisses (environ 215 000 euros) – le même montant a été demandé à son épouse pour éviter d’être incarcérée.

Contrôles de sécurité

Selon plusieurs médias français et suisses, les garanties pour cette caution ont été déposées devant le Tribunal des mesures de contrainte, qui devra statuer sur une éventuelle remise en liberté à une date inconnue. «On verra ce que le tribunal des mesures de contrainte décide finalement», a commenté sans plus de détails Romain Jordan, alors que les avocats de la défense se sont refusés à tout commentaire avant l’audience.

Selon l’enquête, l’incendie du Constellation, où de nombreux étrangers, principalement des adolescents et de jeunes adultes se sont retrouvés piégés dans les flammes, a été provoqué par des étincelles de bougies «fontaine» entrées en contact avec une mousse insonorisante posée au plafond du sous-sol de l’établissement.

Des interrogations portent sur les caractéristiques de cette mousse, mais aussi sur la présence et l’accès aux extincteurs, ainsi que sur la conformité des issues de sortie, notamment celle de secours. La commune de Crans-Montana a reconnu qu’aucun contrôle sécurité et incendie n’avait été effectué depuis 2019.

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