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Enquête sur X : algorithme biaisé, deepfakes à caractère sexuel… Ce que la justice française reproche à la plateforme d’Elon Musk

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Les locaux parisiens du réseau social ont été visés ce mardi par une perquisition du parquet de Paris. Le milliardaire est convoqué par la justice pour être entendu en avril.

Elon Musk à Washington D.C, le 19 novembre 2025. (Evelyn Hockstein/Reuters)
Publié le 03/02/2026 à 10h34, mis à jour le 03/02/2026 à 22h13

C’est, en France, pour une grande plateforme numérique américaine, une première. Et c’est la démonstration que la justice française entend que la loi s’applique à tout réseau social opérant sur le territoire, fût-il détenu par l’homme le plus riche du monde. Ce mardi 3 février au matin, c’est par un message sur X que le parquet de Paris a annoncé le déroulement d’une perquisition dans les bureaux français de la plateforme d’Elon Musk, menée par la section de lutte contre la cybercriminalité avec l’unité nationale cyber de la gendarmerie nationale, et en présence d’Europol, dans le cadre d’une enquête préliminaire ouverte en janvier 2025.

Outre cette perquisition, le milliardaire américain et Linda Yaccarino, l’ex-directrice générale de X Corp, sont convoqués le 20 avril à Paris pour être entendus en audition libre, «en leur qualité de gérant de fait et de droit de la plateforme X au moment des faits» visés par l’enquête, a précisé par communiqué la procureure de Paris, Laure Beccuau. Des «salariés» de l’entreprise américaine doivent également être entendus, comme témoins, entre le 20 et le 24 avril.

Dans la soirée, X a dénoncé un «acte judiciaire abusif» reposant «sur des motivations politiques» et portant «atteinte à la liberté d’expression» : «Les allégations ayant justifié cette perquisition sont infondées et X réfute catégoriquement avoir commis la moindre infraction, a affirmé le groupe dans un post. Nous ne nous laisserons pa

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