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Dans les commissariats, une «totale indignité» des locaux de garde à vue

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Un rapport de la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté alerte sur les conditions de retenue dans les commissariats. Les autorités, averties à plusieurs reprises ces dernières années, ne réagissent pas.

Au poste de surveillance des cellules de gardes à vue de Clichy-sous-Bois, en Seine-Saint-Denis, un département épinglé par la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté. (Vincent Nguyen/Riva Press)
Publié le 21/09/2021 à 6h00, mis à jour le 21/09/2021 à 9h10

Une «totale indignité» des locaux de garde à vue dans les commissariats. Voilà le constat dressé par la Contrôleuse générale des lieux de privation de liberté (CGLPL) dans des recommandations adressées au gouvernement et publiées au Journal officiel ce mardi. Des observations valables «à de très rares exceptions près» dans la vingtaine de commissariats visités par cette autorité administrative indépendante entre novembre et juillet.

L’institution, incarnée par l’ancienne journaliste Dominique Simonnot, pointe particulièrement les locaux dépendant de la préfecture de police de Paris mais pas seulement. Plusieurs des commissariats avaient pourtant déjà été contrôlés au cours des dernières années. «La majorité des constats effectués lors des visites précédentes avait été actée par les autorités qui s’étaient engagées à des travaux qui n’ont pas été mis en œuvre.»

La CGLPL relève tout d’abord que les locaux sont «souvent inadaptés et sous-dimensionnés». Les personnes en garde à vue s’y entassent dans des «conditions de promiscuité indignes» et cela «jusqu’à six personnes dans 5 mètres carrés». Une situation «quasi-systématique à Paris, en Seine-Saint-Denis, mais aussi à Tourcoing et Calais». Dans les commissariats visités, «les personnes retenues ne peuvent s’étendre o

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