La mort de Y. aurait-elle pu être évitée ? Ce détenu de 22 ans est mort samedi 13 décembre à l’hôpital d’Alençon (Orne), après s’être pendu deux jours plus tôt à une quarantaine de kilomètres de là, dans sa cellule du centre de détention d’Argentan, a appris Libération de sources concordantes.
Sollicité, le procureur de la République d’Argentan confirme que des «gestes de premier secours lui ont été prodigués par les surveillants pénitentiaires», avant que le jeune homme ne soit «immédiatement transféré au centre hospitalier d’Argentan, puis au centre hospitalier d’Alençon», où il est décédé. Une enquête en recherche des causes de la mort a été ouverte et confiée au commissariat de police d’Argentan.
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Selon l’avocat de la famille du défunt, la mort de Y. «marque encore un manque coupable de prise en charge administrative et médicale» dans les prisons. Dans un communiqué, Eric Plouvier évoque un homme qui était «en danger manifeste» et qui «n’a pas été sérieusement assisté». Auprès de Libé, le conseil dénonce : «On est passé dans un monde où la prison est devenue un lieu de mort.»
D’après plusieurs sources, Y. était fragile psychologiquement et «profondément affecté» par la détention. Si le parquet confirme seulement qu’il était connu pour des «troubles du comportement pour lesquels il avait été hospitalisé récemment», Libé a eu accès à deux signalements concernant la vulnérabilité du jeune homme. Il s’agit de




