Menu
Libération
Narcotrafic

De Carpentras à Anduze, de Gap à Alès, voyage en territoires stupéfiants

«Libération» a sillonné le Sud-Est pour explorer des aspects méconnus du narcotrafic. Loin de Marseille qui attire les regards, il s’étend à des villes moyennes où se croisent acteurs de terrain, maires volontaires, policiers de proximité, avocats, consommateurs ordinaires…

A Alès, la DZ mafia a pris la main sur certains quartiers ave son cortège de conséquences violentes – extorsions, coups de force, racket, assassinats. (Patrick Gherdoussi/Libération)
ParStéphanie Harounyan
correspondante à Marseille
Publié le 16/12/2025 à 9h57

L’enchaînement de séquences est tristement classique. Une mort à Marseille, celle de Mehdi Kessaci, qui oblige à regarder le problème en face, des ministres – surtout ceux de l’Intérieur et de la Justice– dépêchés en urgence, une grosse opération coup de poing de la police, avec interpellations et saisies de produits. Et cette fois en prime, une visite présidentielle, probablement mardi 16 décembre, pour marteler que l’Etat mène «la guerre» contre le narcotrafic. D’ailleurs, on ne dit plus trafic de drogue : en vingt ans de lutte, c’est surtout le vocabulaire qui a changé. Place nette XXL, DZ mafia, narcoville... «Libé» a voulu s’éloigner de l’épicentre médiatique marseillais pour se confronter à d’autres réalités du trafic de drogue, ces territoires voisins où les réseaux gagnent du terrain, de façon plus ou moins confidentielle, plus ou moins violente. Sur la route, des villes moyennes, un petit village, des montagnes presque enneigées, et surtout des acteurs de terrain, maires volontaires, policiers de proximité, avocats en détresse, consommateurs ordinaires… Voyage en territoires stupéfiants.

Dans la même rubrique