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Défaillance

Délinquance et radicalisation : un comité interministériel quasi fantôme, conclut la Cour des comptes

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Affaire du fonds Mariannedossier
Dans un rapport publié ce 4 mars, la Cour des comptes reproche le manque d’activité, de transparence, ainsi que l’«organisation confuse» du CIPDR qui, entre 2018 et 2022, n’a tenu que trois comités interministériels, soit à peine un tous les deux ans.
La façade de la Cour des comptes. (Stéphane de Sakutin /AFP)
publié le 4 mars 2024 à 9h59

«Une remise en ordre rapide s’impose.» La Cour des comptes publie ce lundi 4 mars un rapport au vitriol consacré au Comité interministériel de prévention de la délinquance et de la radicalisation (CIPDR), organe dont les missions sont placées sous la responsabilité du Premier ministre et, par délégation, du ministre de l’Intérieur.

Créé en 2006 pour s’occuper des questions de délinquance, le comité interministériel a vu son champ d’action étendu en 2016 avec l’intégration de la lutte contre la radicalisation. «Cet élargissement s’est poursuivi en 2019 avec l’identification d’une mission spécifique relative à la lutte contre les séparatismes et le repli communautaire», rappelle la Cour des comptes. A la suite de l’assassinat de Samuel Paty à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines), une «unité de contre-discours républicain» a également été créée en 2020 afin de «répondre aux discours haineux et séparatistes sur les réseaux sociaux et de promouvoir les valeurs et principes de la République sur les plateformes numériques». Soit le