Menu
Libération
Contestation

Des policiers métropolitains en renfort aux Antilles et à la Réunion

Réservé aux abonnés

Sur la base du volontariat, le ministère de l’Intérieur a envoyé une quinzaine de policiers en renfort en Guadeloupe, en Martinique et à la Réunion. Pour encadrer la contestation contre les mesures sanitaires mais aussi, pour alléger le quotidien des agents locaux.

Manifestation anti-pass sanitaire à Saint-Denis de la Réunion, le 31 juillet. (RICHARD BOUHET/AFP)
Publié le 13/08/2021 à 18h37

«Appel à volontariat pour constitution d’un vivier de renforts au profit des Antilles (Martinique et Guadeloupe) et de la Réunion aux fins de prévention de troubles à l’ordre public dans un contexte de contestation des mesures sanitaires.» L’objet du document officiel estampillé ministère de l’Intérieur et police nationale que Libération a pu consulter dans son intégralité, est pour le moins explicite.

Cette note, que la direction de la police nationale (DGPN) contactée par Libé, a authentifiée, a été diffusée en interne le 9 août dernier. Elle précise notamment les profils et postes recherchés : des policiers issus de la brigade anticriminalité (BAC), des compagnies départementales d’intervention (CDI) ainsi que du «service général». Il est néanmoins précisé que ces derniers devront avoir une «expérience en maintien de l’ordre /violences urbaines».

Le document stipule que les policiers volontaires doivent présenter un test antigénique ou PCR avant leur départ à l’aéroport, y compris ceux étant pourvus d’un pass sanitaire. Les missions, d’une durée d’une semaine renouvelable à partir du mercredi 11 août, ne sont, elles, pas détaillées.

Des tensions et un manque de moyen

Ce courrier a été adressé aux policiers de métropole le lendemain d’une nuit de tension en Guadeloupe et en Martinique, en marge notamment de la venue du ministre des Outre-Mer,

Dans la même rubrique