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Détournement de drogue, indics en roue libre… Les vieilles «magouilles» douanières rattrapées par la justice

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Sept agents de la prestigieuse Direction nationale des recherches et des enquêtes douanières, dont deux anciens cadres, viennent d’être renvoyés en correctionnelle pour «trafic de stupéfiants» et «complicité». Une affaire remontant à quinze ans qui questionne la politique du chiffre longtemps en vigueur.

(Emmanuel Latam/Libération)
Publié le 29/01/2026 à 11h30

Cet article est publié dans le cadre du «Libé tout en BD», entièrement illustré par des dessinateurs et dessinatrices. Retrouvez tous les articles de cette édition ici, et le journal en kiosque ce vendredi 30 janvier.

C’est une affaire qui pourrait se résumer par cette seule question : «Savoir si la fin justifie les moyens pour lutter contre le crime organisé, comme beaucoup de ceux qui ont été interrogés dans ce dossier semblent le penser.» Elle est ainsi formulée par une juge d’instruction parisienne spécialisée dans son ordonnance de renvoi datée du 31 décembre 2025, que Libération a pu consulter.

Plus de quinze ans après les faits et huit ans après la fin d’une enquête qualifiée d’«hors norme», sept agents de la prestigieuse Direction nationale des recherches et des enquêtes douanières (DNRED), dont deux anciens cadres, viennent d’être renvoyés devant le tribunal correctionnel pour «trafic de stupéfiants» et «complicité de trafic de stupéfiants», aux côtés de quatre de leurs informateurs. Un délai «inhabituellement long», concède la magistrate, tant ce scandale «emblématique» questionne en profondeur les pratiques de ce service, «du côté des agents de terrain, de leur hiérarchie et de l’autorité judiciaire qui dirige les enquêtes».

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