Une arrestation qui sonnait la fin de plus de trois semaines de cavale. Le jeune homme de 19 ans qui s’était évadé de la maison d’arrêt de Dijon fin novembre avec un autre détenu – avant d’être interpellé jeudi 18 décembre au matin à Marseille (Bouches-du-Rhône) – a été mis en examen et écroué ce lundi. Selon le parquet dijonnais, le fuyard a été placé en détention provisoire «hors de Dijon». Il est poursuivi pour le chef d’«évasion en bande organisée en état de récidive légale».
Le jeune homme avait été interpellé la semaine dernière dans la cité des Rosiers, copropriété dégradée dans les quartiers du nord de la ville et connue pour être un point de deal.
A lire aussi
Yanik T., considéré comme «potentiellement dangereux» par la justice, faisait notamment l’objet d’une notice rouge d’Interpol. L’organisation internationale de police criminelle, dont le siège est à Lyon, avait publié mardi sur son site internet une fiche concernant ce natif de Marseille, recherché par les autorités françaises pour «évasion en bande organisée en état de récidive légale». Les notices rouges permettent de transmettre aux pays membres de l’organisation des avis de recherche émis par la justice d’un pays à l’encontre de suspects dans le but de faciliter leur interpellation.
«Potentiellement dangereux»
Le 27 novembre dernier, deux détenus s’étaient évadés de la maison d’arrêt dijonnaise, un établissement vétuste, en sciant les barreaux de leur cellule avec une lame de scie à métaux, vraisemblablement livrée par drone. L’un d’eux, âgé de 32 ans, qui était en détention provisoire pour violences conjugales, avait été repris 24 heures seulement après sa cavale, arrêté dans le bar d’un village de Saône-et-Loire.
L’autre fuyard, arrêté ce jeudi et considéré comme «potentiellement dangereux» par la justice, était quant à lui en détention provisoire à Dijon après avoir été mis en examen pour tentative d’assassinat et association de malfaiteurs. Un de ses complices, également âgé de 19 ans, avait été interpellé lors d’une opération policière à Besançon le 30 novembre. Il avait été mis en examen pour complicité d’évasions en bande organisée et association de malfaiteurs et placé en détention provisoire.




