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Libération
Fait divers

Un conducteur mis en examen après avoir causé un accident mortel à Lyon sous gaz hilarant

Une femme de 48 ans est morte et cinq personnes ont été blessées dans le choc survenu lundi 29 décembre au soir.

Des bonbonnes de protoxyde d'azote le 25 novembre 2025. (Riccardo Milani/Hans Lucas. AFP)
Publié le 31/12/2025 à 17h23, mis à jour le 01/01/2026 à 18h58

Un conducteur impliqué dans un accident mortel à Lyon (Rhône) a été mis en examen ce jeudi 1er janvier en garde à vue, a fait savoir le parquet, précisant que du protoxyde d’azote, ou gaz hilarant, avait été retrouvé dans sa voiture. L’individu a été mis en examen pour «homicide routier aggravé par la mise en danger délibérée de la vie d’autrui et blessures routières aggravées par la même circonstance», a précisé la même source dans un communiqué. «Il a été placé en détention provisoire», a-t-il ajouté.

Les faits ont eu lieu lundi 29 décembre vers 23 h 30, lorsqu’une voiture a été percutée par l’arrière sur la voie routière M7 à Lyon, dans le quartier de Confluence. Une femme de 48 ans qui se trouvait à bord est morte, et les trois autres occupants, son époux, au volant, âgé de 50 ans, et deux jeunes de 23 et 24 ans ont été blessés, rapporte le journal local le Progrès. Les deux passagers du véhicule mis en cause ont aussi été blessés, explique le parquet.

Vitesse excessive

Des bonbonnes de protoxyde d’azote ont été découvertes dans ce véhicule et son conducteur, âgé de 20 ans, a été interpellé dans la foulée. Après avoir passé une série d’examens médicaux à l’hôpital, le conducteur avait été placé en garde à vue mardi 30 décembre au matin.

L’enquête a permis de démontrer que le conducteur avait bien fait usage de protoxyde d’azote et qu’il conduisait manifestement à vitesse excessive, selon le parquet.

Encadrement strict

Mi-décembre, le ministre de la Justice Gérald Darmanin avait confirmé que le gouvernement travaillait à un encadrement strict du protoxyde d’azote, après la mort du jeune Mathis à Lille en novembre, percuté par un conducteur qui avait consommé cette substance et tenté de fuir la police.

Utilisé en médecine ou cuisine, la vente de cette substance, détournée à des fins récréatives pour son effet euphorisant, est en théorie interdite aux mineurs et dans certains lieux depuis 2021, mais sauf arrêtés locaux, elle reste légale. Ce produit a notamment pour effet secondaire la perte de contrôle de ses consommateurs.

Mise à jour le 1er janvier à 18 h 58 avec la mise en examen du suspect et davantage de précisions.
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