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En 2025, dix-sept narcotrafiquants ont été extradés des Emirats arabes unis vers la France

En marge du déplacement d’Emmanuel Macron aux Emirats, l’entourage de Gérald Darmanin a fait le point sur les extraditions de narcotrafiquants français. 82 appartements et villas leur appartenant ont également été saisis dans l’Etat pétrolier.

L'aéroport international d'Al-Maktoum de Dubaï, le 21 novembre 2025. (Fadel Senna/AFP)
Publié le 22/12/2025 à 20h14

Plusieurs figures françaises du narcotrafic sont réfugiées aux Emirats arabes unis, et notamment à Dubaï. Si l’information est connue des autorités françaises depuis plusieurs années, la récente coopération entre les deux pays marque un tournant : les Emirats arabes unis ont déjà extradé 17 narcotrafiquants vers la France en 2025, selon l’entourage du ministre de la Justice Gérald Darmanin.

Le Garde des Sceaux qui avait déjà réclamé en novembre aux Emirats arabes unis l’extradition d’une quinzaine de narcotrafiquants présumés recherchés par la France, fait partie de la délégation qui accompagne Emmanuel Macron aux Emirats arabes unis, aux côtés du procureur de Marseille Nicolas Bessonne et du directeur national de la police judiciaire Christian Sainte. La veille, le 21 décembre, en visite au sein du contingent militaire français du pays, Paris avait tenu à s’assurer de l’appui des Emirats dans la «guerre» déclarée par le gouvernement français au narcotrafic.

Priorité de l’Etat

Ces criminels de premier plan se sont parfois constitué des patrimoines immobiliers imposants, comme en témoignent les 82 saisies d’appartement et de villas réalisées par la justice émiratie. C’est notamment le cas d’Abdelkader Bouguettaia, surnommé «Bibi», soupçonné d’avoir longtemps coordonné l’importation de cocaïne au Havre, sa ville natale, avant de rejoindre Dubaï fin 2019, d’où il aurait continué à piloter le trafic. Extradé vers la France en juin, il a été rejugé à Lille dans trois affaires. Jusqu’à quinze ans de réclusion ont été requis le 17 décembre à son encontre.

Cette visite présidentielle intervient quelques semaines après la mort de Mehdi Kessaci, frère du militant anti narcotrafic Amine Kessaci, abattu en pleine journée à Marseille. Lors d’un hommage à la famille du défunt, mardi 16 décembre, Emmanuel Macron a rappelé que la lutte contre le trafic de stupéfiants était devenue une priorité de l’Etat. Il a ainsi précisé vouloir rechercher la coopération des pays où se trouvent certaines «têtes de réseau», afin de «pouvoir saisir leurs biens» et obtenir leur arrestation.

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