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En Ardèche, un policier visé par une enquête de l’IGPN après des accusations de violences et de propos homophobes

Le parquet de Privas a déclaré ce mercredi 19 novembre avoir lancé des investigations après deux signalements visant un même agent, pour des agissements en septembre contre des militants écologistes.

(Nicolas Messyasz/Hans Lucas)
Publié le 19/11/2025 à 20h08

Propos homophobes, violences, gestes déplacés à l’encontre d’une femme en garde à vue… Une enquête préliminaire a été ouverte mardi sur les agissements d’un policier ardéchois, accusé de violences physiques et verbales par des opposants à un projet routier, a fait savoir ce mercredi 19 novembre le parquet de Privas. Les investigations ont été confiées à l’Inspection générale de la police nationale (IGPN), a précisé la procureure Céline Nainani.

Le policier mis en cause est visé par deux signalements distincts effectués par des militants écologistes, opposés à un chantier de déviation sur la route départementale 86 au niveau de Saint-Péray (Ardèche), a précisé l’avocat de ces derniers, Thomas Fourrey.

L’un porte sur des gestes déplacés et menaçants, ainsi que des propos obscènes, que le policier aurait tenus à l’encontre d’une militante placée en garde à vue pendant neuf heures samedi 15 septembre dans les locaux du commissariat de Guilherand-Granges, a rapporté l’avocat. Ce premier signalement «avait fait l’objet d’une transmission et demande d’explications de la part de mon parquet, le 28 septembre 2025, auprès de son autorité hiérarchique. Il est désormais également joint à l’enquête judiciaire en cours», a fait savoir la procureur de Privas.

Le second signalement concerne des violences et propos homophobes qui ont été imputés au même policier lors d’une manifestation contre le projet routier la veille, vendredi 14 septembre, selon l’avocat Thomas Fourrey. Contactée par l’AFP, la direction de la police nationale de l’Ardèche n’a pas souhaité commenter «une enquête pénale en cours».

Manifestations et incidents

Le chantier controversé qui a entraîné la mobilisation des militants écologistes porte sur un tronçon de moins de 3 km qui s’inscrit dans le prolongement du contournement de Valence, sur la rive ouest du Rhône. Opposés à l’artificialisation des sols et craignant une perte de biodiversité, les opposants au projet multiplient les manifestations pour bloquer son avancée, ce qui a donné lieu à plusieurs incidents.

Le 10 septembre, le parquet de Privas avait ouvert une enquête pour violences aggravées après une manifestation d’opposants lors duquel un policier s’était fait voler sa gazeuse et asperger, des faits qualifiés d’«agression inadmissible» par le préfet de l’Ardèche.

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