Un octogénaire un peu hébété a garé sa voiture grise à l’entrée du cimetière de Vero, qui surplombe de quelques dizaines de mètres le petit village de Corse-du-Sud. En ce mardi d’hiver ensoleillé, il est venu rendre visite à la tombe de son épouse, même si un ruban de balisage barre théoriquement l’accès au site. Dans les maquis alentour, des agents de la police judiciaire s’activent à la recherche d’indices. Un drame s’est déroulé juste là, au milieu des pins, au niveau de l’escalier principal qui sépare en deux le cimetière municipal : Alain Orsoni, ancien dirigeant nationaliste corse reconverti dans les affaires, a été abattu lundi 12 janvier alors qu’il assistait aux obsèques de sa mère. Tué d’une balle dans le thorax, par «un tir opéré à longue distance, probablement à partir d’un point haut, à l’aide d’une arme longue, certainement équipée d’une lunette», a expliqué le procureur de la République d’Ajaccio, Nicolas Septe.
Reportage
En Corse, le choc après l’assassinat d’Alain Orsoni : «Tuer quelqu’un pendant un enterrement, je n’avais jamais vu ça»
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Après l’assassinat lundi 12 janvier, lors des obsèques de sa mère, du fondateur du Mouvement pour l’autodétermination, des habitants de l’île constatent avec crainte le franchissement d’une nouvelle étape dans l’exercice de la violence.
Sur le chemin menant à la zone présumée du tir qui a tué Alain Orsoni, à Vero, le 13 janvier 2026. (Fanny Hamard/SIPA)
Publié le 13/01/2026 à 18h58
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