Il y avait eu les «chantiers de la justice» en ouverture de quinquennat. Il y aura «les Etats généraux de la justice» à six mois de sa fin. Ce lundi, le président de la République, Emmanuel Macron, accompagné du garde des Sceaux, Eric Dupond-Moretti, a lancé une grande consultation régalienne voulue «libre, ouverte et indépendante». Celle-ci se tiendra durant près de cinq mois. Son objectif ? Une véritable «remise à plat» du système «pour restaurer la confiance en la justice» et «moderniser l’institution», insiste l’Elysée, à quelques mois de l’élection présidentielle. «Il nous faut restaurer le pacte justice-nation» et «garantir l’efficacité du service public de la justice», a déclaré Emmanuel Macron depuis le palais des congrès du Futuroscope de Poitiers (Vienne), souhaitant provoquer «un débat dans toute la société».
La création de ces Etats généraux avait été annoncée en juin par le chef de l’Etat, après que l’idée a été soufflée dans son bureau par les deux plus hauts magistrats de France, la première présidente de la Cour de cassation, Chantal Arens, et le procureur général près la Cour de cassation, François Molins. L’institution judiciaire faisait alors l’objet de vives attaq




