Le corps d’une femme a été retrouvé mardi soir à Trévoux dans l’Ain, au lendemain de l’explosion d’un immeuble de quatre étages qui a fait deux autres victimes, des garçons de 3 et 5 ans, ont annoncé ce mercredi 17 décembre les secours. «La victime manquante a été retrouvée décédée peu après 20 heures dans les décombres par les sapeurs pompiers», ont indiqué les secours dans un communiqué, précisant qu’il s’agit d’une femme.
L’explosion s’est produite lundi en fin d’après-midi dans un bâtiment d’habitation à Trévoux dans l’Ain ; deux enfants âgés de 3 et 5 ans sont morts après des tentatives de réanimation, et au moins 13 autres victimes ont été blessées, selon un bilan encore provisoire. Dix personnes en urgence relative ont été transportées vers les hôpitaux de la région et trois autres se sont présentées d’elles-mêmes à l’hôpital, a précisé la préfecture dans un communiqué. Sur place, le journal le Progrès avait précisé que les deux plus jeunes victimes enfants étaient en arrêt cardio-respiratoire.
«Une personne avec trois enfants était chez elle quand ça a explosé, elle ne sait pas pourquoi», a déclaré à l’AFP l’adjoint au Logement de la ville, Philippe Berthaud. «Elle est rescapée avec son fils aîné», a-t-il ajouté, mais ses deux autres enfants, dégagés des décombres en arrêt cardio-respiratoire, ont été déclarés décédés peu après.
Présent sur place ce mardi dans la matinée, le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez, a déclaré qu’une personne «manque à l’appel», «probablement occupante d’un des logements». En conséquence, les recherches ont repris dans les décombres avec des équipes cynophiles.
«Le risque n’est pas encore écarté»
La préfecture a de son côté appelé la population à éviter le secteur. «Le risque n’est pas encore écarté.» Cinquante pompiers, 36 engins et des secours médicalisés sont sur les lieux, a ajouté la préfecture qui a déclenché le plan nombreuses victimes (Novi), qui permet de mobiliser tous les acteurs de la chaîne de secours en cas de nombreuses victimes sur un même lieu. Un poste de commandement a été installé dans une piscine à proximité.
«Il faut qu’on s’assure complètement que l’immeuble est vide» et «nous avons des équipes cynophiles qui recherchent d’autres potentielles victimes», a déclaré la préfète de l’Ain Chantal Maudet, qui a indiqué qu’une «trentaine de personnes ont été secourues». «C’est un travail qui commence», a-t-elle ajouté. Les personnes évacuées ont été accueillies dans un gymnase, où une cellule d’urgence médico-psychologique a été activée.
«Il fait nuit, donc on a ramené de l’éclairage, on a ramené des moyens supplémentaires pour étayer, pour s’assurer que les équipes travaillent en sécurité», a commenté le colonel Pierre-Maris Grandcolas du service départemental d’incendie et de secours (SDIS). «On a besoin d’encore un petit peu de temps pour s’assurer qu’il n’y ait plus personne sous les décombres.»
L’explosion s’est produite vers 17 h 30 au rez-de-chaussée du bâtiment qui comporte quatre étages, soufflant les vitres de deux établissements scolaires à proximité. Leurs responsables n’ont pas signalé de blessés, a ajouté la préfecture. Les causes de l’explosion restent à cette heure indéterminée. Une camionnette d’intervention «urgence gaz» a été vue sur les lieux par l’AFP, mais l’hypothèse d’une fuite de gaz n’a pas pu être corroborée dans l’immédiat.




