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Justice

Financement du terrorisme : au procès Lafarge, jusqu’à huit ans de prison et de lourdes amendes requises

Le cimentier et d’anciens responsables étaient jugés depuis quatre semaines pour financement du terrorisme.

Bruno Lafont, ancien directeur général de Lafarge, le 2 décembre 2025 au Palais de justice de Paris. (Denis Allard/Libération)
Publié le 16/12/2025 à 17h32, mis à jour le 16/12/2025 à 18h00

Les réquisitions sont tombées au procès Lafarge, où le cimentier et huit anciens responsables, dont l’ancien PDG Bruno Lafont, sont jugés, soupçonnés d’avoir payé des groupes jihadistes en Syrie, dont Daech, jusqu’en 2014, dans le but d’y maintenir l’activité du groupe à Jalabiya, dans le nord du pays, alors que les autres entreprises pliaient bagage. Mardi 16 décembre, les deux procureures du parquet national antiterroriste (Pnat) ont requis jusqu’à huit ans de prison pour les personnes physiques.

De lourdes amendes ont également été demandées : 1,125 million d’euros contre Lafarge pour financement du terrorisme et violation d’embargo ; et 4,57 millions d’euros d’amende solidaire entre l’entreprise et quatre prévenus au titre du non-respect des sanctions financières internationales.

Spécifiquement, contre l’ex-PDG du groupe Bruno Lafont, le Pnat a demandé six ans d’emprisonnement avec mandat de dépôt, 225 000 euros d’amende et une interdiction d’exercer une fonction commerciale ou industrielle ou de gérer une entreprise pour une durée de 10 ans. La peine la plus lourde requise, de huit ans d’emprisonnement, concerne l’intermédiaire syrien Firas Tlass, absent au procès et visé par un mandat d’arrêt international.

Concernant la personne morale, Lafarge SA, le ministère public a aussi demandé la confiscation partielle de son patrimoine à hauteur de 30 millions d’euros.

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