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Fait divers

Finistère : cinq gendarmes blessés dans une course-poursuite

Présentés ce mardi en comparution immédiate devant le tribunal judiciaire de Brest, trois hommes âgés de 20 à 50 ans ont écopé de six mois de port d’un bracelet électronique à quatre ans de prison ferme.

La direction générale de la gendarmerie nationale précise que 11 gendarmes ont été concernés par la course-poursuite. (Jean-Marc Barrère/Hans Lucas. AFP)
Publié le 30/12/2025 à 17h58, mis à jour le 30/12/2025 à 18h57

Cinq gendarmes ont été blessés dans la nuit de samedi à dimanche à Saint-Pol-de-Léon (Finistère) lors d’une course-poursuite qui a suivi un refus d’obtempérer, a indiqué ce mardi 30 décembre le parquet de Brest. Les trois suspects, âgés de 21, 40 et 51 ans, ont été condamnés à des peines allant de six mois à quatre ans de prison ferme après avoir été présentés cet après-midi en comparution immédiate au tribunal correctionnel de Brest, a précisé dans un communiqué le procureur de Brest, Stéphane Kellenberger.

Le conducteur du véhicule, Franck L.V., 51 ans, a été condamné à quatre ans de prison ferme pour violences sur plusieurs militaires de la gendarmerie. Ses passagers Baptiste B., 21 ans et Zied S., 40 ans, ont été condamnés respectivement à quinze mois de prison ferme, et six mois de prison sous bracelet électronique, notamment pour outrage et violence. Le parquet avait requis des peines allant de huit mois à cinq ans de prison ferme.

Les faits sont intervenus alors que les gendarmes s’apprêtaient à contrôler un homme urinant contre une voiture en stationnement à Saint-Pol-de-Léon. Le conducteur a alors pris la fuite, avec trois autres personnes, à bord de ce véhicule signalé comme volé depuis le 21 décembre. Après avoir emprunté une 4-voies à contresens puis s’être arrêtée dans un champ, la voiture a repris sa course, emboutissant une voiture de gendarmerie, avant d’être finalement stoppée.

Contactée par Libération, la direction générale de la gendarmerie nationale (DGGN) précise qu’onze gendarmes ont été concernés par la course-poursuite. Sept d’entre eux ont été «agressés», soit au moment de la collision, soit au moment de l’interpellation. Parmi eux, cinq ont été blessés, avec des ITT allant de trois à dix jours. Le ministre de l’Intérieur, Laurent Nuñez a apporté son «soutien» sur X aux gendarmes «agressés» et «blessés». «Face à ces faits graves, la ligne est claire : ne rien laisser passer. Fermeté absolue.»

Les gendarmes ont dû faire usage d’un taser pour maîtriser l’un des protagonistes, qui s’était présenté sous une fausse identité. Multirécidiviste, ce dernier faisait l’objet d’un mandat d’arrêt après une condamnation à trois ans et demi de prison pour violences aggravées et association de malfaiteurs, selon le parquet. Les trois autres occupants du véhicule ont des antécédents judiciaires, d’après la même source.

Mise à jour à 18 h 58 avec les peines prononcées.
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