Gérald Darmanin a encore parlé. Ou plutôt, écrit. Dans un courrier envoyé dimanche 11 mai à la presse et à la magistrature, le ministre de la Justice dresse plusieurs pistes pour régler les nombreux maux de l’institution dont il a la charge. Parmi eux : les délais d’audiencement des crimes, les infractions les plus graves, passibles d’au moins dix ans de réclusion. Pour les raccourcir, Gérald Darmanin «propose d’engager la concertation sur la création d’une procédure sur reconnaissance de culpabilité en matière criminelle. Celle-ci ne pourra être possible que si la place des victimes et les droits de la défense sont pleinement garantis, dans un processus validé par le juge». Déjà le 30 avril sur France Inter, le ministre déclarait : «Il y a plus de la moitié des gens, manifestement, qui reconnaissent le fait d’être l’auteur de ce crime [dont ils sont accusés]. Mais il n’y a pas de plaider-coupable, on refait un procès classique. Eh bien moi, je vais proposer le plaider-coupable en matière criminelle.»
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Gérald Darmanin veut instaurer un plaider-coupable criminel, une idée réchauffée et décriée
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S’appuyant sur des rapports commandés par son prédécesseur pour désengorger les juridictions, le ministre de la Justice souhaite créer une comparution sur reconnaissance de culpabilité en matière criminelle. Les représentants des magistrats, des avocats et des victimes sont loin d’être convaincus.
Gérald Darmanin, ministre de la Justice, à l'Elysée le 7 mai 2025. (Ludovic Marin/AFP)
Publié le 12/05/2025 à 20h12
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