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A la barre

Gilets jaunes matraqués dans un Burger King : quand un officier CRS dénonce un «abus de puissance de l’Etat»

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Moment rare au tribunal judiciaire de Paris, ce jeudi 12 février, où le commandant Gilbert S. a regretté ne pas être parmi les prévenus jugés pour des violences commises sur des manifestants.

Lors d'une manifestation des gilets jaunes à Paris, le 26 janvier 2019. (Karim Daher/Hans Lucas)
Publié le 12/02/2026 à 18h42

Il est rare qu’un officier de police critique publiquement et avec vigueur les huiles de la préfecture de police de Paris. Il est rare, aussi, qu’un officier affirme que lui et le reste de la chaîne hiérarchique auraient dû être poursuivis par la justice. C’est pourtant ce qu’il s’est produit, ce jeudi 12 février devant la 10e chambre correctionnelle du tribunal judiciaire de Paris. Le commandant Gilbert S. arrive en fin de matinée, en tenue de cérémonie, pour être entendu comme témoin. Neuf de ses subordonnés, membres de la CRS 43, qu’il commandait le 1er décembre 2018, sont jugés pour des violences commises sur des manifestants lors du mouvement des gilets jaunes, dans un restaurant Burger King.

Droit face au tribunal, Gilbert S., qui dirige toujours une unité de CRS et jouit d’une certaine aura dans ce corps policier, débute dans le vif : «Aujourd’hui, je pense que je ne suis pas à ma place en qualité de témoin, je pense que j’aurais dû être à côté des personnels de mon unité en tant que prévenu. Je pense que dans la chaîne hiéra

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