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Reportage

Grève de la police municipale à Paris : «Le sentiment de n’être que des matricules»

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Une manifestation de policiers municipaux s’est tenue ce jeudi à Paris, deux mois seulement après le lancement officiel de cette nouvelle force de sécurité. Les agents réclament une meilleure prise en compte de leurs rythmes de vie et de leurs acquis sociaux, menacés par cette transition rapide.

200 à 300 agents se sont réunis en bas de l’hôtel de ville de Paris ce jeudi, pour dénoncer la baisse de qualité de vie au travail, un dialogue «de sourds», une réduction des pauses ou encore une baisse drastique du temps de formation. (Carine Schmitt/Hans Lucas)
Publié le 16/12/2021 à 17h42

Deux mois presque jour pour jour après le lancement en grande pompe de la nouvelle police municipale de la capitale, évènement alors annoncé comme «historique pour Paris, pour les Parisiennes et les Parisiens» par Anne Hidalgo, 200 à 300 agents se sont réunis en bas de l’hôtel de ville ce jeudi. En fin de matinée sur la place Saint-Gervais, une intersyndicale avait appelé à la grève.

En juin, les mêmes agents au même endroit, s’inquiétaient déjà des contours de cette future force de sécurité. Peut-être était-elle lancée trop tôt ? Peut-être manquait-il des fondations pour assurer cette transition ? Pour rassurer, aussi, les quelque 3 000 agents désormais sur le pont. Parmi eux, des nouveaux arrivants. Mais surtout, d’anciens inspecteurs de sécurité de la ville de Paris (ISVP) et agents de surveillance de Paris convertis sur le tas en policiers municipaux, mais qui restent attachés à des acquis sociaux parfois vieux de dizaines d’années.

«L’uniforme de policier municipal est un atout»

Six mois plus tard, le constat n’a pas énormément changé. Et les critiques ont désormais remplacé les craintes : baisse de qualité de vie au travail, dialogue «de sourds

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